MBAYE THIAM

Bienvenue sur mon blog

 

[ EDUCATION ISLAMIQUE ] CAUSERIE RELIGIEUSE DE SERIGNE CHEIKH AHMET TIDIANE SY AL MAKTOUM EN 1950

[ EDUCATION ISLAMIQUE ] CAUSERIE RELIGIEUSE DE SERIGNE CHEIKH AHMET TIDIANE SY AL MAKTOUM EN 1950

Source Comité Scientifique Dahiratoul Moustarchidina

La jeunesse de notre pays incarne peu les principes fondamentaux de l’islam.L’un des objectifs de cette causerie est de les aider à trouver des arguments indispensables à la pratique de leur religion et à s’aimer mutuellement. Pour réussir cet exercice, une connaissance approfondie des prescriptions islamiques, de l’apparition du prophète (PSL) à nos jours, s’impose. Ce guide de l’humanité que nous adorons réellement ; celui qui nous prodigua sa sagesse, pierre angulaire de notre religion ; celui qui nous révéla la vérité profonde dont nous nous inspirons pour redresser nos contre vérités, ce qui représente un immense intérêt ici bas et à l’au-delà.

Persuadé que la jeunesse est dans l’erreur, il est de notre devoir le plus impérieux de la mettre sur la bonne voie. Nous devons de leur faire connaître leurs devoirs essentiels dans la pratique de la doctrine islamique afin qu’elle sente enfin les traces parfumées du Prophète (PSL)! Qu’elle soit le creuset de l’Ame et de l’Esprit ! Qu’elle trouve les moyens de compréhension de la religion et de ses dogmes en un mot ce qu’est l’islam !

En Afrique noire, l’islam a deux aspects :

a) l’aspect scientifique désintéressé
b) l’aspect superficiel et ostentateur

L’islam a perdu de sa signification culturelle en ce sens que ses adeptes le méconnaissent et partant le défigurent. L’expérience démontre aisément que nous obéissons plutôt aux superstitions et à la tradition qu’a la doctrine pure héritée du prophète MOHAMET (PSL). On a beau fréquenté les mosquées et l’école coranique mais on n’arrivera jamais à étudier sérieusement l’islam si l’on ne possède pas des connaissances approfondies sur les principes généraux de sa pratique. Faute d’une bonne documentation, les arguments essentiels font défaut, et l’islam périclitant, semble en pâtir.

Un professeur arabe rapporte cette citation de CHEIKH ELHADJ MALICK :

« L’islam, comme l’Etat ne saurait se reposer que sur des bases solides. Et, autant la sauvegarde de l’équilibre politique d’un Etat s’appuie sur des connaissances diplomatiques approfondies, autant l’islam s’édifie avec de bons pratiquants. Pour pratiquer une religion il faut nécessairement la vénérer et il est naturellement hors de doute qu’on ne peut vénérer ce que l’on ignore. »

Et si l’islam devait se baser sur d’autres principes que ceux de la culture approfondie, il appartiendrait à la jeunesse de tout mettre en œuvre afin de cueillir les fruits de cette culture. Elle pourrait même se faire traduire si nécessaire les préceptes de l’islam. De ce principe, d’ailleurs, découle le fait que les leçons qui se dégagent de nos enseignements soient en français, ou en arabe.

On est en droit de croire que tous les fidèles électrisés par l’islam, doivent fournir des efforts inouïs pour se cramponner aux pans de l’immense pagne que la famille musulmane a étendu dans l’espace afin de consacrer le salut des croyants.

Certes, nous insistons sur la question de la culture, mais c’est parce qu’un malaise général découle du fait que beaucoup de musulmans passent plusieurs années dans les écoles coraniques pour en définitive, n’apprendre que des mots ronflants, des phrases creuses, susceptibles d’éblouir l’auditoire au cours des chants religieux.

Ce phénomène qui s’est installé un peu partout dans notre pays aveugle ces derniers en les incitant à se quereller, au lieu de discuter sainement des problèmes d’ordre religieux qui feraient jaillir la lumière. Sous l’influence de certains fanatiques qui les vantent, ils se croient sur la bonne voie, alors qu’ils glissent imperceptiblement sur la pente du gouffre, à la satisfaction des Administrateurs. Et, la plupart du temps le plaisir des foules fanatisées s’oriente vers une déviation dangereuse au service du mal. La meilleure preuve d‘une telle situation peut être lue chez les intellectuels français, par exemple : avec l’appui des flatteurs, ils peuvent s’éterniser dans des discussions stériles aboutissant au combat, au grand bonheur des Administrateurs partisans. Ainsi, en plus de la vanité, ces intellectuels peuvent atteindre des excès regrettables qui pourraient être évités en esquivant les flatteurs professionnels. Cependant, s’ils étaient dignes de ce nom, ils sauraient découvrir la supercherie de leurs Administrateurs, qui ne sont que de vulgaires flatteurs, des arbitres partiaux, souvent intéressés par le matériel. Ils ne peuvent pas d’ailleurs être bons juges car parfaitement ignares du dilemme religieux. Leur dessein inavoué est d’empêcher à ces intellectuels de vivre leur intelligence dans une bonne cohabitation. Alors, tous les moyens sont bons pour diviser! Il n’est pas rare de les entendre tenir des propos comme : « vous êtes plus instruis que votre égo un tel plus moderne, plus populaire etc.

Et si la personne prend ces propos flatteurs pour la réalité, elle s’imagine au dessus de tout le monde ; alors quand elle côtoie une autre non avertie, il suffit d’un rien pour qu’un conflit éclate. Conflit dont on ne saura mesurer la gravité et son caractère insane, conflit au cours duquel chacune d’entre elles s’exercera à étaler sa culture, conflit dont les seuls bénéficiaires seront leurs flatteurs, parce qu’ils les auront à jamais diviser. Alors, il est de notre devoir de combattre un tel mal en évitant d’être à la merci des flatteurs pour ne pas finir comme la grenouille de la fable.

Nous n’ignorons pas que certains chefs religieux font de leur mieux pour éradiquer ce mal.

Source Comité Scientifique Dahiratoul Moustarchidina

Dans : Liens
Par babacarthiam
Le 26 octobre, 2011
A 12:03
Commentaires : 0
 
 

Les Moukhadames d’El hadj Malick SY

Dans : Liens
Par babacarthiam
Le
A 12:01
Commentaires : 0
 
 
 

Dans : Liens
Par babacarthiam
Le
A 11:44
Commentaires : 0
 
 
 

Dans : Non classé
Par babacarthiam
Le
A 8:40
Commentaires : 0
 
 

Commémoration du Mawlid chez les Moustarchidines

La célébration de la naissance du Prophète n’était pas connue dans les premières ères de l’histoire islamique. Elle fut initiée par les Fatimides au quatrième siècle de l’Hégire, en Égypte et ailleurs. On dit aussi que Sheikh `Omar Ibn Muhammad Al-Mullâ, un homme de piété, est le premier à avoir fait cela à Al-Mawsil (Mossoul) en Iraq. Puis, le Roi Al-Mudhaffar Abû Sa`îd marcha sur ses pas et célébra le Mawlid à Irbil en Iraq et récompensa le savant-mémorisateur Ibn Dihyah pour avoir composé un livre intitulé At-Tanwîr fî Mawlid Al-Bashîr An-Nadhîr (Éclairage sur la naissance du porteur de la bonne nouvelle et de l’avertisseur), reprenant le récit de la naissance du Prophète.

Certains jurisconsultes considèrent cet événement comme une innovation (Bida) or, on connaît la rigueur avec laquelle le Prophète rejette les pratiques innovatrices. Il dit : » méfiez-vous des innovations car toute innovation est un bida et tout bida est un égarement et la fin de tout égarement c’est l’enfer »

Mais d’autres docteurs de la loi, refusant de se résoudre à une lecture de premier degré de ce texte, ont procédé à la classification des innovations en deux catégories: les bonnes innovations et les innovations répréhensibles.

Ils se fondent sur le hadith : » celui qui invite les gens à une voie droite aura une récompense équivalente à celle de tous ceux qui l’ont suivi sans toutefois que leurs propres récompenses n’en soient diminuées. Mais celui qui invite à un égarement, se verra inscrit à son actif un péché équivalent au péché de ceux qui l’ont suivi sans toutefois que leur péché n’en soit diminué ».

C’est en s’appuyant sur ce texte que les Ulémas organisent le Mawlid. Surtout que l’évènement attise l’amour du Prophète — paix et bénédictions de Dieu sur lui —, son haut rang et son estime dans le cœur des fidèles. Il comporte également une gratitude envers Dieu — Exalté SOIT-IL — pour Son Bienfait pour avoir créé Le Messager, et pour l’avoir envoyé en miséricorde pour les mondes. Que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui et sur tous les Messagers.

Toutefois, les exégètes recommandent que la célébration de ce noble événement soit dépourvue de toute chose blâmable.

C’est à ce titre que Seydi El Hadji Malick Sy a dit dans l’un de ses poèmes panégyriques : » commémorez la nuit du Mawlid à condition que les festivités ne comportent aucune inclinaison vers des pratiques proscrites ou prohibées ».

Certes le Mawlid est célébré au Sénégal par tous les foyers religieux, mais la ville sainte de Tivavouane reste sans nul doute le point de mire de tous les musulmans pendant cet événement. Cela pour perpétuer une tradition d’un homme de Dieu qui a été sincère avec Allah et son Prophète (PSL).

En effet le Mawlid instauré par El Hadji Malick SY en 1904 était un moyen important dans sa stratégie de prédication. C’était pour lui , une occasion de rencontrer ses grands Muqadams pour leur décliner un discours- programme riche en enseignements et orientations afin que ces derniers puissent repartir avec des arguments suffisants pour perpétuer le prosélytisme et porter le message dans les contrées les plus reculées du pays et même au-delà .

Marchant sur les sillages de cet illustre prédécesseur, le Dahiratoul Moustarchidina wal Moustarchidaty organise, chaque année, le Mawlid à Tivavouane au champ de course sous la férule de Serigne Cheikh Ahmed Tidiane SY et de Seydi Mouhamadoul Moustapha SY.

En effet, si l’époque de Maodo reste totalement différente de la notre, il n’en demeure pas moins que le DMWM essaie de recréer le cadre idéal pour la pérennisation de son message.

C’est dans une atmosphère de piété et de profond recueillement que le Cheikh fait son discours d’orientation pour assouvir la soif de milliers de fidèles venus des quatre coins du globe pour s’abreuver à la source limpide des enseignements du prophète

.

Grand exégète du Coran, fin connaisseur du Sira (histoire sainte) et de la tradition du Prophète, Serigne Cheikh gratifie les fidèles à cette occasion d’un discours édifiant à tous les égards. Son analyse pertinente et percutante des questions de l’heure à la lumière des enseignements coraniques, sa maîtrise de l’actualité, et surtout la profondeur mystique de son intervention rendent celle-ci aussi actuelle, que le discours de Ja’far, conduisant la délégation des musulmans venus trouver refuge en Abyssinie, expliquant au Négus le sens de la mission du Prophète (PSL):
‘ Nous formions une peuplade plongée dans l’ignorance, adorant les idoles, nous nourrissant de charogne, nous vautrant dans la luxure, sans nulle attention aux liens de parente ni a ceux du voisinage, le fort s’engraissant aux dépens du faible. Nous croupissions dans cet état jusqu’au jour où Allah nous a envoyé son Apôtre qu’il a choisi parmi les nôtres ,et dont nous connaissions les ancêtres . Nous le connaissions déjà depuis longtemps comme un homme véridique, fidèle et pur. Il nous a appelés à Allah pour attester sa divinité unique et l’adorer, rejeter les idoles et les bétyles que nous vénérions à l’imitation de nos pères. Il nous a commandé de dire toujours la vérité, de tenir nos engagements, de secourir nos parents, d’aider nos voisins, de fuir à jamais la voie du péché, de nous abstenir de toute effusion de sang. Il nous a formellement interdit de nous livrer à la débauche, de proférer un faux témoignage, de dépouiller l’orphelin de son avoir, d’attenter à l’honneur des femmes. Il nous a recommandé de n’adorer qu’Allah et Lui Seul, de ne lui associer aucune autre divinité, de prier, de distribuer l’aumône, de pratiquer le jeun ».

Serigne Cheikh rappelle chaque année, à travers sa brillante communication que les enseignements du prophète sont plus que jamais la panacée de tous nos maux. Car ses  » paroles constituent un trésor de sagesse, non pas uniquement pour les musulmans, mais pour l’humanité toute entière » comme disait

Mahatma Gandhi.
La Ziarra organisée le lendemain du Mawlid est aussi l’un des temps forts du Mawlid.

Cette ziarra permet au Responsable Moral de revenir sur les grandes lignes du discours de Serigne Cheikh pour l’expliciter et le rendre beaucoup plus accessible à la compréhension des fidèles.

C’est aussi l’occasion pour lui de remercier tous ceux qui ont participé de près ou de loin à la réussite de l’évènement.

Pour l’organisation matérielle, les Moustarchidines ne lésinent pas sur leurs moyens. Adoptant une démarche de rupture, le Dahira sous la conduite de Serigne Moustapha SY, a procédé à une modernisation de l’organisation sans toucher au fondement sacré de l’évènement. Ainsi, il pense comme Muhammad Iqbal que : »le musulman d’aujourd’hui se trouve devant une tâche immense. Il doit repenser tout le système de l Islam sans rompre complètement avec le passé.  »

N’est-ce pas Serigne Moustapha SY qui disait qu’il faut faire la différence entre retourner à la source et revivre le passé?

C’est ainsi que l’occupation de l’espace, le choix des tentes, le décor, l’éclairage, la sonorisation, rien n’est négligé pour que le champs de course soit digne d’un endroit où l’on célèbre la naissance du Prophète (PSL).

Dans : Non classé
Par babacarthiam
Le 25 octobre, 2011
A 13:22
Commentaires : 0
 
 

Serigne Babacar Sy : Digne continuateur de Maodo, viatique pour la jeunesse

L’homme a tellement incarné le califat dans toute sa splendeur mais aussi la responsabilité et la charge symbolique qui le caractérise qu’il est permis de taire son nom en l’appelant par son titre Cheikh al-Khalifa ! Lorsqu’un titre finit, ainsi, par absorber un nom, c’est qu’il y a une parfaite incarnation du rôle et du statut.
A l’âge de 37 ans, en cette année 1922 qui vit disparaître Cheikh El Hadji Malick Sy considéré en son temps par Serigne Thioro Mbacké comme « le pilier » de cette bâtisse qu’est l’Islam au Sénégal, Serigne Babacar Sy devait succéder à un homme dont il était, en même temps, la suite logique. Nourri de cette culture du raffinement et de la délicatesse en grand Saint-louisien de naissance, Serigne Babacar Sy était cet homme de la situation, ouvert d’esprit et sur son monde, mais ferme dans ses principes et la défense de la Tijâniyya. Le vide n’était, donc, ni permis ni possible après le travail d’enseignement et de formation de valeurs sûres au service de l’Islam que Maodo paracheva dans l’étape Tivaouanoise de sa vie de 1902 à 1922.

Entre sa naissance en 1885 à sa disparition le 25 mars 1957, l’homme, lui-même, se dit n’avoir jamais s’être contredit ou trahir le sacerdoce. Cela ne suffirait-il pas comme leçon de vie et viatique pour toute quête de valeurs hors du commun ?
C’est peut-être pour cela, aussi, que Serigne Alioune Guèye place son califat dans l’ordre naturel et logique des choses (wa lâ ghrawa fî irthil walîdi bi wâlidin…. ) en insistant, dans son dâliya (poème avec rime en « d ») sur les qualités de l’homme de Dieu au-delà d’une filiation jamais considérée comme la source de ses propres dons divins (mawâhib).
Il était, en fait, ce ‘Abû Bakr de l’an 632 qui, en plein désarroi d’une communauté tourmentée par la disparition de la meilleure des créatures, remit les esprits dans des têtes perdues imaginant à tort le chaos.

La présence physique de Serigne Babacar Sy était tellement rassurante que les générations successives qui ne l’ont pas connu en font pourtant leur modèle spirituel. C’est qu’il incarne réellement ce modèle parfait qu’il soit rêvé ou idéalisé dont on puise les valeurs les plus significatives pour disciple d’Al-Tijânî. Ce sont celles-là, d’ailleurs, que Cheikh al-Khalifa choisira pour composer son célèbre panégyrique (‘Ammat Mazâyâhu) où il vante les mérites de Shaykhunâ Tijânî.

Pour Serigne Babacar Sy, Sîdî Ahmad Tijânî est celui qui, sans enfermer ses disciples dans le reclus, l’ascétisme et les retraites (Khalwa) est parvenu à leur assurer la Tarbiya (l’éducation spirituelle), tout en réussissant le pari de l’Istiqâma (la droiture) « rabbâ bilâ khalwatin ashâbahû alanan Hatta-staqâmû fa yâ lilahi manhâhu).
Mais, au-delà, aussi, de cet émerveillement face aux vertus inédites du fondateur de la Tijâniyya dont il demeurera l’un des plus illustres défenseurs, Serigne Babacar nous dévoile un des aspects de sa propre philosophie.

Il est, en effet, cet homme de l’équilibre et de la mesure, parmi ces rares et enviables « gens de l’isthme ». Tout est équilibre et mesure dans l’attitude d’al-Khalifa, ses actes, ses paroles ainsi que l’image qu’il dégage, comme l’a si bien explicité Cheikh Ahmed Tidiane Sy Maktoum (Khoutawâtuhû, Kalimâtuhû, Lahazâtuhu….).

Sa posture est finalement le symbole de ce trait d’union entre le temporel et le spirituel sans qu’aucun des deux ne déborde sur l’autre ni n’en phagocyte un seul pan. Son calme perturbant n’était pas celui du taciturne ou inaccessible tyran que les disciples n’osaient approcher, mais celui d’un homme simple dont le charisme (Hayba) rassurait plus qu’il n’apeurait.

Pour ceux qui l’ont approché, l’imposante présence de cette rigoureuse personnalité avait quelque chose de rassurant. Cheikh El hadji Mansour sy Malick aborde cet aspect de son illustre frère, disposé, accessible mais intransigeant lorsqu’il s’agit de défendre les principes : une attitude dictée par le legs qu’il tenait à préserver « Aqâma bi-azmihi wa sawâbi hukmin, Kawâlidihi fa-ahsabahâ mubînâ » disait de lui Cheikh El Hadji Mansour Sy, communément appelé « Bal Khawmî », l’homme à la poésie inimitable.

Un joyau, une perle rare comme la Tarîqa Tijâniyya ne pouvait se passer d’armure comme les Rimâh d’El Hadji Omar perpétuant les enseignements d’Abul Abbâs. L’héritage était tellement lourd et la valeur incommensurable que le garant, après Maodo, était armé de toutes les qualités qu’exigeait la charge.

Les personnes de notre génération ne l’ont connu que par le peu d’anecdotes que son admiratif entourage a transmis, tellement l’homme n’était pas celui des faits divers qui rendent poussiéreux les parcours relatés de bien des figures du passé.
Mais, étrangement, nous parlons, encore de Serigne Babacar Sy comme d’un contemporain. Son absence physique, avec sa disparition il y a plus de 50 ans, ne fait qu’accentuer sa présence dans le cœur d’une jeunesse qui s’identifie à lui.

Serigne Cheikh Tidiane Sy avait bien raison de se demander si une telle figure qui, durablement gît dans les cœurs, pouvait être parmi les absents « Afa ghâba man sakana-l-qulûba Khalîla ? ». Sokhna Fatoumata Cissé Sy a su trouver les mots justes dans son beau poème dans lequel elle s’adresse à Serigne Babacar Sy en ces termes « Arbre de vie de la savane Tidiane, à tes branches solides nous resterons toujours accrochés ». Voilà exprimé tout l’état d’esprit des jeunes qui, tous les jours, pleurent celui qu’ils n’ont jamais vu !

Mais ce qui est inouï est l’exemplarité de la conduite, entourant la personnalité de Cheikh al-Khalifa, et cette manière dont il incarnait le bouclier pour parer à tout ce qui visait à nuire à l’islam. Une des voix Tijânies les plus autorisées de tous les temps, Cheikh El Hadji Abdou Aziz Dabakh, avait, lui aussi, choisi de le présenter sous ce jour (Sy yaay fadja Diiné ay daanam té niepp la war). Serigne Babacar Sy est l’une de ces figures dont l’Islam s’enorgueillit, se dressant contre toute corruption des valeurs et des enseignements originels.

Cheikh al-Khalifa, c’est aussi le symbole de la modernité de la Tijâniyya dans le sens d’un enseignement utile et constructif sur le champ du temporel qui n’a jamais entamé la profondeur et la densité spirituelle de cet érudit doublé d’un pédagogue paradoxalement peu loquace.

En évoquant Serigne Babacar Sy, il est, sûrement, préférable de se situer sur le terrain d’une philosophie de vie que sur celui de la pure biographie. Sachant qu’aucune parole, même au risque d’une excessive prolixité, ne saurait épuiser tout le sens de son action ni tous les aspects de sa personnalité, le choix s’impose d’évoquer plutôt une attitude, une attitude d’esprit ou simplement un esprit.

Puisque, comme l’a si bien dit Cheikh El hadji Abdou, il est permis de lui adjoindre tous les qualificatifs exprimant la vertu dans son essence avec des superlatifs absolus, à quoi bon alors s’étendre dans la description du communément admis ? Qul mâ tashâ’u min-al-amdâhi moo lako may ! (Dis ce que tu veux dans son apologie, tu y es autorisé !) s’était exclamé Dabakh Malick !

Si d’aucuns conçoivent que c’est dans le silence que s’entassent tous les bruits, celui de Serigne Babacar Sy, loin d’être complice ou lâche, arrivait à lever toutes les équivoques tout en inspirant bien des éloquences. La rareté de son discours qui ne lui enleva son efficacité, ainsi comprise, on aura perçu le sens de l’enseignement de Cheikh al-Khalifa. Il est incontestablement cet éducateur inégalé, ce pédagogue hors pair qui aura réussi un défi purement Muhammadien : la pédagogie par l’éthique du comportement.

Quel meilleur modèle pour une jeunesse faisant face à de grands défis dont le principal, et non des moindres, est de perpétuer et de vivre les enseignements de la Tijâniyya ?

Dans : Non classé
Par babacarthiam
Le
A 13:16
Commentaires : 0
 
 

Bonjour tout le monde !

Bienvenue sur Unblog.fr, vous venez de créer un blog avec succès ! Ceci est votre premier article. Editez ou effacez le en vous rendant dans votre interface d’administration, et commencez à bloguer ! Votre mot de passe vous a été envoyé par email à l’adresse précisée lors de votre inscription. Si vous n’avez rien reçu, vérifiez que le courrier n’a pas été classé par erreur en tant que spam.

Dans votre admin, vous pourrez également vous inscrire dans notre annuaire de blogs, télécharger des images pour votre blog à insérer dans vos articles, en changer la présentation (disposition, polices, couleurs, images) et beaucoup d’autres choses.

Des questions ? Visitez les forums d’aide ! N’oubliez pas également de visiter les tutoriels listés en bas de votre tableau de bord.

Dans : Non classé
Par babacarthiam
Le 23 octobre, 2011
A 20:22
Commentaires :1
 
 
 

robedesoire |
vision du monde d un tier m... |
Au Fil du Temps l'Actu |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | NON A LA PRISON A LA NEUVIL...
| ateliers pour tous
| Les rues d'Eden